Mais pourquoi pratiquer le Sumo ? (2è partie)
Mon historique sportif
Dans un article du mois d’aout, j’explique comment je me suis retrouvé avec un
mawashi et autour de la taille (
Mes expériences sportives passées
Avant d’expliquer pourquoi le Sumo me plait tant, je vais prendre quelques lignes pour détailler mon parcours. Ca permettra de tirer des liens entre ces pratiques, et ce que j’y retrouve (ou non) dans le Sumo.
Handball (Gardien)
J’ai commencé ma pratique sportive au début du collège en rejoignant l’équipe de Handball d’Argenteuil. Le handball était évident pour moi : mon père en avait fait dans sa jeunesse, des amis de la famille gravitaient autour du club (donc j’en entendais parler), et l’idée du sport collectif me plaisait. Parce qu’il en fallait un, je devenais gardien de l’équipe pour dépanner la première saison (et bien content de ne pas avoir a cavaler sans arrêt). Evidemment, ce ne fut pas remis en question à la saison suivante et je me retrouvais de fait gardien pour l’entièreté de ma pratique.
Gardien c’est un rôle part : vous faites partie de l’équipe mais en tant qu’élément satellite. Vous êtes la pour sauver les meubles sur quelques parades décisives. Le reste du temps, vous êtes simplement le résultat du travail défensif de l’équipe.
Après huit années de handball, cette expérience me sortait par les yeux : ma progression stagnait, je ne sentais pas de soutiens de la part de mon équipe ou de mon entraineur. Il était temps de changer d’air.
Football américain
Directement après le hand (et grâce au manga Eyeshield 21), je rejoignais les Gaulois de Sannois où j’avais deux camarades de lycées membres du club. Le premier choc fut le sentiment d’appartenance à un collectif : je n’étais plus un satellite, j’étais un membre de l’équipe offensive (wide receiver), puis défensive (cornerback).
Je n’y suis resté que deux ans, ayant démarré une alternance qui ne me permettait pas de respecter les engagements nécessaires à la pratique d’un sport collectif (ce n’est pas respectueux de rater, ou d’arriver en retard, aux entrainements).
Je n’ai jamais brillé au foot us, mais j’aurai pris beaucoup de plaisir aux entraînements ! La force (et le bruit) des chocs, les bleus qui vous couvrent le corps et les courbatures les jours suivants.
Paintball
Avec mes cousins, et après mon arrêt du football américain, je faisais une saison de paintball compétitif. Ce fut un énorme kiff, mais ça coutait un rein ! Et après la rigueur des entrainements de football (2x2h + 1 séance de musculation par semaine), l’aspect amateur/bonne franquette m’a un peu frustré (ex: “l’échauffement” d’un jour de tournoi qui se termine par une clope).
Escalade (bloc)
Avec les collègues, nous prendrons pendant un temps l’habitude d’aller a l’escalade sur notre pause midi. C’était un moment agréable, avec une progression technique et physique qui se fait relativement naturellement. Chacun avance à son rythme, on se donne des conseils, l’ambiance était chaleureuse.
J’avais déjà pratiqué le bloc avec madame quelques années auparavant, mais en dilettante (la salle était trop loin pour qu’on puisse y aller régulièrement).
Tir à l’arc
Avec madame, nous nous miment au tir à l’arc en 2018. C’était ma première pratique sportive en près de 10 ans, et c’était ma première pratique non collective. Ce fut également l’occasion de redécouvrir la tension des compétitions !
Le tir à l’arc c’est vraiment chouette. Des instants de concentration à la recherche d’un geste stable, le temps entre le départ de la flèche et le bruit de l’impact, le plaisir d’être dans sa bulle… Mais l’intensité de mes sports précédents me manquait.
Puis vint le COVID, et l’arrêt des activités sportives. Le temps perdit également sa tangibilité (tout ce qui est après le COVID parait n’être qu’une seule longue année ininterrompue). Bref, c’était reparti pour une nouvelle période d’inactivité sportive.
Nouveau départ !
Fin 2023 je passais enfin le pas et changeait d’entreprise après 8 ans dans la même maison. Je rejoignais Decathlon avec l’espoir que le contexte d’une entreprise spécialisé dans l’équipement de sport me pousserait à reprendre le sport. Il aura fallu plusieurs mois, mais pari réussi ! Tout d’abord avec des séances d’escalades le midi, puis vint la découverte du Sumo.
Ce que je trouve dans le Sumo
La série Sanctuary réussi son pari de raconter une histoire dans l’univers du Sumo : l’intensité et la technicité des combats est fidèlement retranscrite. Je retrouve donc dans ma pratique du Sumo ce qui m’avait attiré dans la série.
Le Sumo c’est dur et çe me plait ! Le corps est mis rude épreuve, je retrouve l’intensité et le besoin de renforcement physique que j’avais aimé dans le football américain.
La plupart des sports que j’ai pratiqués impliquent de la douleur (gardien, football américain, paintball), je suppose que je dois être un peu maso, toujours est-il que je suis servi au Sumo ! Je repars avec bon nombre de bleus et de courbatures et j’en suis ravi (chacun ses kinks, on ne juge pas).
C’est notamment le tachiai (立合い) (l’engagement), qui me donne des sensations similaires a celle du foot us, sans avoir à se soucier d’un ballon et le tout dans un enjeu symétrique (pas d’attaquant ou de défenseur). Une sorte d’Oklahoma drill (https://www.youtube.com/watch?v=O83ltjnDrQY) dépouillé du superflu.
Le Sumo me fait travailler ma souplesse, tout un pan de la préparation physique que j’avais franchement mis de coté par le passé. Ca m’aurait été utile en tant que gardien pourtant. Les dimanches matin commencent par des étirements, on pourrait se croire à un cours de yoga. Ce n’est pas ce que je préfère, mais ça reste utile.
J’apprécie également le dépouillement complet revendiqué par le Sumo : pas de chichi, pas d’effet de manche. On
pourrait reprendre le slogan de McDonald’s “Venez comme vous êtes”
. Sur le dohyo, il n’y a que deux
personnes, sans artifices.
Le dépouillement se retrouve aussi dans ce qui entoure la pratique : pas de ceinture comme au judo, pas de point
comme au Kendo. De nombreux arts martiaux ont pris le parti de coder leurs pratiques a différent niveau, ce qui
amène une mutation de l’art martial pour en devenir un sport. C’est très bien, mais j’apprécie que le Sumo amateur
s’en soit passé. Et comme celui-ci se revendique 2000 ans d’histoire, j’ai bon espoir que ça continue ainsi.
D’ailleurs, son poids historique me parle également. Le Sumo n’est pas figé, il a évolué (timidement) avec l’ouverture des frontières. Il n’est pas si loin le temps ou utiliser des haltères était mal perçus (mais, manifestement, il était encore plus mal perçu de se faire sortir du dohyo par des gaijins (étranger)). Le poids de son héritage se sent dans la simplicité des règles, c’est on ne peut plus terre à terre.
Petit bonus : le Sumo est si peu développé en France que la moindre compétition fait de vous un athlète international membre de la délégation française. Ce n’est pas pour ça que je fais du Sumo, mais il y a quand même une certaine fierté à représenter son pays dans un événement sportif !
Si certains des points soulevés vous intrigue, je ne peux que vous encourager à venir essayer le Sumo avec Paris Sumo. ! En amateur, pas besoin d’être gros, tous les profils sont les bienvenues, que vous soyez un homme ou une femme, une crevette ou un buffle.
Sur ce, je retourne m’entrainer 💪
